Les grands dossiers de la ligue

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Pour le développement des transports en commun.

Sécurité des transports en commun.
Nous avons déjà relevé que le bus était dix fois moins meurtrier que la voiture individuelle et le chemin de fer vingt cinq fois moins.
Pour améliorer la sécurité des déplacements, il est donc très efficace de développer les transports en commun : bus dans les villes, lignes d'autocars interurbains, chemin de fer.

Reconquérir une clientèle
Avec le succès de l'automobile, nous avons vu comment la clientèle captive des transports en commun avait perdu une liberté élémentaire.
Sans voiture, essayez par exemple de vous rendre à Chartres ou à Montargis depuis Orléans.
En agglomération, l'insuffisance des fréquences des bus, tout particulièrement quand il y a correspondance, découragent tous ceux qui ne demanderaient pas mieux de laisser leur voiture au garage pour leurs déplacements quotidiens.
La reconquête d'une partie de la clientèle perdue et la liberté des déplacements pour les exclus de la voiture passe par une amélioration de l'offre des transports en commun.


Amélioration de l'offre
Les transports en commun doivent s'organiser pour devenir une alternative crédible au transport automobile. Il faut donc réduire l'écart qui sépare les deux modes de transport en terme de souplesse, de confort (climatisation, éclairage ) , d'accessibilité, de disponibilité et de rapidité:

  • multiplier les dessertes, pour rapprocher l'offre des besoins des usagers,
  • augmenter les fréquences pour réduire les temps d'attente pénalisants,
  • en agglomération, réserver si possible des couloirs pour les bus et leur donner la priorité aux carrefours à feux pour améliorer la vitesse commerciale.
  • dans le cas de l'agglomération orléanaise, synchroniser les échanges bus-tram.

Pour une économie globale des transports
Améliorer la compétitivité des transports en commun a nécessairement un coût. Celui-ci ne pourra pas être supporté par les seuls usagers des transports en commun.
Parce que les transports en commun assurent un véritable service public, parce qu'ils permettent d'améliorer la sécurité des déplacements, parce qu'ils sont une nécessité pour réduire la pollution de l'air et l'encombrement des rues, parce qu'ils profitent finalement, par effet de ricochet, à tous les usagers, il nous paraît normal que le coût de leur fonctionnement soit partiellement pris en charge par l'ensemble de la collectivité.


Même subventionnées, les entreprises de transport de voyageurs ne doivent pas être dispensées de manager leur activité suivant les règles d'une bonne gestion. Mais les décisions d'ouverture d'une desserte ou de choix d'une cadence ne doivent pas être prises en fonction des seuls critères de rentabilité. C'est l'intérêt public qui prime et qui justifie le financement partiel sur fonds publics.