Les grands dossiers de la ligue
ImprimerQue la fête reste une fête
L'approche des fêtes de fin d'année, nous suggère de rappeler, combien l'euphorie d'une soirée bien arrosée peut se terminer en drame si on ne prend pas les précautions d'usage pendant la fête et au moment où l'on doit prendre la route pour le retour.
Le capitaine de soirée
De plus en plus, quand ils sortent en discothèque, les jeunes prennent la bonne habitude de désigner l'un d'entre eux qui s'engage à ne pas prendre d'alcool. C'est lui qui reconduira le petit groupe d'amis sain et sauf à la maison. C'est la désignation du « capitaine de soirée », appelé Bob en Belgique. Plusieurs slogans ont fleuri : « celui qui conduit, c'est celui qui ne boit pas » « boire ou conduire, il faut choisir », ils donnent la bonne mesure.
Ceci est vrai aussi pour les adultes qui ne sont pas plus immunisés contre les effets de l'alcool. L'ambiance conviviale des soirées familiales paraît inoffensive. Elle n'en est que plus dangereuse. « On s'amusait bien gentiment entre nous » entendons nous dire après le drame, on ne comprend pas.
Après un contrôle décelant 1 g d'alcool dans le sang, tel conducteur dira, (mensonge ou bonne foi), « je n'avais pourtant bu que deux verres ». C'est peut-être vrai, mais c'était des verres généreusement servis chez un ami. Deux verres à la maison en valent quatre servis dans un bar. Le taux d'alcool toléré est alors vite dépassé.
Les effets de l'alcool au volant
Après un accident où le conducteur présentait un état d'alcoolémie positive (supérieur à 0,5 g par litre de sang), ses amis viennent témoigner : « Je ne l'ai jamais vu ivre ». Il faut savoir que les premiers signes de l'état d'ivresse ne se manifestent qu'à partir de 1,2 ou 1,5 g/l.
Or les premiers troubles de la conduite apparaissent dès 0,5 g/l : état d'euphorie qui néglige le danger et fait prendre plus de risque, vision altérée, conduite imprécise, réflexes amoindris, moins bonne appréciation des distances et des vitesses.
Mise en danger de la vie d'autrui
Conduire avec un taux d'alcoolémie positive, c'est mettre la vie d'autrui en danger.
Alors que les conducteurs en état d'alcoolémie, décelés lors des contrôles préventifs, ne représentent que 2 à 3 % de l'ensemble des conducteurs, ils sont présents dans 40% des accidents mortels.
Depuis plusieurs années, le code pénal et les tribunaux considèrent la conduite en état d'alcoolémie (qui n'est pas l'état d'ivresse rappelons-le) comme une circonstance aggravante.
Le plus sage est d'éviter toute boisson alcoolisée.
La réglementation permet toutefois de profiter d'un repas, d'une soirée, en limitant sa consommation à deux verres.
Au delà de deux verres, il faut passer la main ou retarder de plusieurs heures son départ.
0,5 g / litre de sang = infraction
0,8 g /l = délit
0,5 g/l = risque multiplié par 2
0,8 g/l = risque multiplié par 10
1,2 g/l = risque multiplié par 35
Avec deux verres vous atteignez le seuil de 0,5g/l.
Les verres versés au bar sont équivalents en terme d'alcool :
10 cl de vin à 12% d'alcool
25 cl de bière à 5%
3 cl de whisky à 40 %.
Méfiez vous des bières fortes,
Méfiez vous des verres servis à la maison et bien remplis.

